samedi 17 octobre 2015

Regarder en arrière pour mieux avancer.

Depuis une bonne année maintenant, je regarde droit devant moi sans me retourner sur le passé.

D'ailleurs, c'est ce qui m'a permis d'éloigner de plus en plus les crises d'angoisse même s'il y a encore un peu de travail à faire. Sincèrement, comprendre que le passé c'est le passé et qu'on ne pourra pas le changer, c'est une première étape. Accepter que ce passé fait partie de nous et que chaque choix, bon ou mauvais, nous a mené où l'on se trouve et que l'on est heureux, c'est tout ce qui importe. 

2013 - 2014 ayant été très difficile pour moi, je vous l'ai dit, j'ai fini par péter les plombs l'an dernier. Je n'ai plus supporté le politiquement correct envers des personnes qui ne le méritent pas. Je n'ai plus supporté l'injustice. Je n'ai plus supporté de laisser quelque moyen de pression envers moi. Je n'ai plus supporté les mauvaises personnes, celles qui ont le cœur si noir qu'elles ne voient que leur propre intérêt quitte à marcher sur les autres en se bandant les yeux pour ne pas voir les dégâts infligés sous leurs pieds. Je n'ai plus supporté les menteurs. Je n'ai plus supporté les faux semblants. Je n'ai plus supporté les gens qui n'avaient rien à faire/dire dans ma vie. Je n'ai plus supporté la pression de cette société qui vous oblige à rentrer dans un moule pour ne pas déranger les haut placés. Je n'ai plus supporté les haut placés qui ne méritent pas leur place et l'utilisent à mauvais escient.

J'ai explosé.


Quand je regardais en arrière, je regrettais mon enfance, si simple et remplie de bonheur. Puis je regardais en avant, et tout ce que je voyais c'était un champ de bataille sans queue ni tête, de l'injustice à en vomir, des charognards dans tous les coins. Heureusement, j'avais ma famille pour me réfugier et trouver un peu de répit. Et puis, j'ai décidé d'agir. J'étais épuisée par un burn out, et je devais en plus subir une faillite et devoir encore me battre pour avoir justice. C'était le coup de grâce. Je me sentais misérable, pourquoi le sort s'acharnait-il ? N'avais-je pas déjà payé le prix fort en supportant l'insupportable auparavant ? Je ne savais pas où j'allais, et pourtant, tout ce que j'ai trouvé à faire, c'est me relever, tremblante, fragile mais hargneuse, pour hurler ma fureur auprès des administrations qui ne faisaient pas leur travail et de ce fait, me coupaient de tout vivre. Stressée par l'argent, par ce que j'appelais l'échec professionnel, me sentant inutile, sans un sou, j'ai tenté de garder la face et de tenir le coup par l'optimisme. Je me souviens encore penser "tu ne dois pas craquer, tout va s'arranger" sans y croire totalement. Et c'est là que les crises d'angoisses sont apparues. Comme pour me rappeler que non, cette fois-ci, mon corps ne me suivrait plus. Il en avait marre de faire semblant. Semblant pour qui, pour quoi ? Semblant pour ne pas que ces personnes au cœur noir puissent utiliser ma "nouvelle" situation pour faire pression sur quiconque.

C'était l'an dernier. 


D'abord avec un psychologue puis seule, j'ai travaillé sur moi-même. J'ai repris possession de moi. J'ai compris que toutes ces choses négatives étaient entrées en moi tout simplement parce que je l'avais permis : j'avais ouvert une brèche qui a ensuite été forcée par ces personnes au cœur noir, et qui a fini par me briser en deux. Mais si je l'avais permis, même sans le vouloir, cela voulait aussi dire que je pouvais agir et empêcher que ça se reproduise. Et cette période que je voyais comme une horreur, allait finalement devenir une utilité. Comme une chrysalide qui allait me permettre d'évoluer et d'en ressortir plus forte. Et c'est ce qui s'est passé. J'ai utilisé ce "temps mort" pour me reconstruire et comprendre que ma personne ne valait pas moins qu'une autre. Que mon avis avait une valeur. Que si je n'étais pas d'accord avec quelque chose, en aucun cas je n'étais obligée de le faire. Que si je ne m'épanouissais pas quelque part, il me suffirait de changer d'endroit. Que la vie est en fait simple quand on décide d'être heureux et de se faire confiance...

 You know I almost lost my mind, but now I'm home, and I'm free

Aujourd'hui, alors que je me baladais sur mon ancien blog, en écoutant une playlist de l'époque, je me suis remémoré tout mon parcours depuis toutes ces années. La simplicité perdue de certains moments (enfance, début du blogging,...) qui me manquait tellement avant me fait désormais sourire. Tout comme dans quelques années, penser à ce moment précis me fera sourire également. Le temps passe, et j'ai compris qu'il faut l'utiliser à bon escient. Profiter de sa vie à 100%, ne pas se laisser ronger par un travail ou des personnes. Mais profiter, sourire, rire, passer de bons moments, cocooner, aimer, choyer, s'amuser, vivre... Et surtout, ne pas avoir peur de se planter ! Je l'ai appris à mes dépens, mais des genoux écorchés et un coeur brisé n'empêchent pas de se relever, de marcher, et de trouver de quoi se soigner !



My heart and soul, they are free
You know I almost lost my mind
but now I'm home, and I'm free

4 commentaires:

  1. C'est un long chemin... comme je te comprends. J'ai toujours réussi à me protéger de tout ce que tu décris au début, mais j'ai une peur : qu'un jour, l'armure se fende et que je n'arrive plus à me protéger du monde pourri dans lequel on est, de la méchanceté, etc...
    tu as trouvé le bon chemin et j'espère qu'à présent tu es plus heureuse et épanouie.

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    1. Merci pour ton message.

      Je te comprends, j'ai un peu de ça aussi maintenant que j'ai réussi à me faire une armure justement : qu'un jour, quelqu'un réussisse à l'ébrécher, et que je perde à nouveau le contrôle. Je pense qu'on ne pourra jamais être parfaitement à l'abri mais qu'il va falloir être vigilant tout le temps et savoir reconnaître les situations/personnes mauvaises pour pouvoir agir avant.

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  2. j'avais lu tes articles l'année passée mais je ne prends jamais le temps de commenter dsl.... je voulais te dire bravo pour ton évolution qui m'inspire beaucoup ; je suis dans une situation compliquée pour le moment.... du coup je me demandais si tu px dans un prochain article expliquer ce qui t'a permi d'avancer... je c que le mieux c'est voir un psy mais j'ai pas les moyens pour le momet (situation compliquée). je fais des crises d'angoisse depuis bientot 5 ans et je suis fatiguée :(

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    1. Oh il n'y a aucune obligation de commenter, pas de mal ! :-)

      Merci beaucoup pour ton message. C'est "marrant" parce que quelqu'un que je connais m'a demandé la même chose hier. C'est vrai que je n'ai jamais vraiment précisé ce que j'ai fait. Je vais y penser pour un prochain article.

      Ce que je peux te conseiller c'est de déjà parler de tout ça à ton médecin si ce n'est pas déjà fait. Il devrait connaître des centres psy à moindre coût (apparemment il y en a côté Wavre pour la Belgique, je ne sais pas d'où tu es ?). Aussi, il pourra déjà écouter ce qu'il se passe et ce qui a pu déclencher ces crises. En tout cas mon médecin m'avait beaucoup aidée comme première approche. Dans un premier temps, il devrait te donner des plantes et des astuces mais il te dirigera d'office vers un psy pour soigner le fond du problème. En parallèle à une aide psy, tu pourrais avoir une aide médicamenteuse selon la situation et uniquement avec accord du médecin et du psy... Difficile de te dire plus sans connaître ta situation... En tout cas courage parce que les crises d'angoisses c'est VRAIMENT une plaie :-(

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